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Publié le 13 décembre 2017

Rédaction : NosRituels.com

Les fêtes sans toi

Cette année, cette personne qui vous était chère ne sera pas là pour célébrer avec vous. D’ailleurs, célébrer, vous n’en avez sans doute pas tellement envie. C’est tout à fait normal d’appréhender cette période: « La période des Fêtes réveille à coup sûr des émotions difficiles, d’autant que les congés nous éloignent du travail qui nous change les idées. Peut-être voudrez-vous perpétuer certaines traditions en souvenir de la personne disparue ou, au contraire, faire table rase de ces rituels et donner un tout autre sens à cette période. » Ce qui est sûr, c’est que ce sera différent. Voici quelques conseils qui, nous le souhaitons, vous aideront à traverser ce passage.

Dire sa peine… et prendre soin de soi

Chacun vit son chagrin à sa façon. Ne vous en demandez pas trop et soyez indulgent avec vous-même. Si vous avez besoin de repos, dormez, relaxez, visionnez des films en boucle. Si vous avez besoin d’exprimer votre peine, allez-y. Couchez vos émotions sur papier ou écrivez dans des forums de discussion, criez dans votre oreiller ou sous la douche, sortez dehors et courez, courez…

Même si c’est ardu, faire un peu d’exercice est salutaire. Enfilez vos patins, vos skis, vos bottes de marche et allez prendre un bol d’air. Pour vous calmer, le yoga ou la méditation peuvent être aidants. Vous trouverez sur Passeport Santé des méditations guidées que vous pouvez télécharger. Magnus Poirier vous offre aussi un soutien grâce à une entente avec la Maison Monbourquette : écoute téléphonique, rencontres individuelles ou de groupe, le tout sans frais. N’hésitez pas à y recourir.

Communier avec l’esprit de la personne décédée

Peut-être voudrez-vous plonger dans vos souvenirs, en regardant vos albums photos ou en écoutant de la musique qu’elle affectionnait. Faites-le, si ça vous fait du bien. Profitez-en pour aller vous recueillir sur son monument funéraire ou au columbarium.

Si vous n’avez pas le cœur à sortir, dédiez un espace à sa mémoire à la maison, à l’instar de l’autel des ancêtres des Vietnamiens. Par exemple, disposez dans un coin des bougies, des photos des derniers Noëls vécus ensemble et des objets qui évoquent ce proche que vous aimiez tant. Si le bruit de l’eau vous calme, installez une fontaine feng shui. Faites brûler de l’encens dont l’odeur évoque de bons souvenirs.

Vous pourriez aussi créer un blogue en sa mémoire et communiquer l’adresse à vos proches qui voudront y raconter des anecdotes. Une autre idée : en famille, créez une œuvre collective que vous irez déposer sur son monument funéraire ou qui vous accompagnera à tour de rôle, que ce soit un montage-photo, un tableau ou une courtepointe, réalisée avec des vêtements qui lui appartenaient.

Le 31 décembre, levez votre verre et portez-lui un toast, pour la remercier de ce qu’elle vous a légué. Demandez-lui de vous accompagner au cours de l’année qui vient.

Perpétuer un rituel des Fêtes

Rappelez-vous les traditions des Fêtes qui vous étaient chères : regarder Ciné-Cadeau ensemble, aller chercher le sapin et le décorer, la bénédiction paternelle, faire des tourtières ou des biscuits, chanter des cantiques à la messe de minuit, etc.

Lorsque des rituels nous font chaud au cœur, il est bon de les perpétuer : prenez la relève aux fourneaux et suivez sa recette de cipâte à la lettre. Pour que la vie continue, décidez que vous transmettrez à votre tour ce que vous avez appris d’elle. C’est une façon de garder cette personne vivante dans votre cœur, de lui rendre hommage et de perpétuer son œuvre.

Vous pouvez aussi donner des ailes à l’amour qui vous unissait en décidant d’être présent(e) pour d’autres personnes. Par exemple, il y a sûrement des enfants qui auraient besoin de la tendresse d’un grand frère, d’une grande sœur ou d’une grand-mère caresse, ou des personnes âgées qui ont besoin d’aide pour pelleter leur entrée. Pour combler la place qu’elle occupait à table, invitez un étudiant universitaire étranger à partager votre souper de Noël pour découvrir les coutumes québécoises.

Autre idée : organiser un souper-bénéfice de Noël au profit d’une cause que cette personne soutenait ou encore pour améliorer la recherche pour le cancer, les maladies mentales ou les problèmes cardiaques.

À l’opposé, réinventer complètement la formule

Si Noël est la commémoration de la naissance de Jésus-Christ, on peut donc y voir une certaine forme de renaissance. Certains préféreront donc faire table rase des Noëls passés et fêter autrement, que ce soit aller à l’hôtel, au restaurant ou encore filer au soleil. D’autres voudront ne rien faire du tout et rester en pyjama ou encore faire du bénévolat pour s’occuper l’esprit.

Acceptez-le comme une période de transition et faites-le comprendre à ceux qui vous entourent. Il sera temps d’adopter de nouvelles traditions l’an prochain.

Gardez espoir et dites-vous que ce sera déjà plus facile d’ici quelques semaines ou quelques mois. Tentez de passer du bon temps avec ceux qui restent et chérissez les liens qui vous unissent.

Accompagner un proche en pensée

C’est plutôt un proche qui a le cœur gros en cette période des Fêtes? Envoyez-lui une carte pour dire « Je suis là, si tu as besoin de parler », des fleurs ou n’importe quel cadeau que vous savez porteur de réconfort.

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